jeudi 13 janvier 2011

SHANKARA

Aujourd'hui quelqu'un m'a dit.
"Est-il possible de commander Tolstoï, Krieg und Frieden ? Marx, Das Kapital en gebunden ?"
"Bien sur."
"Vous l'avez lu ?"
"Non, Tolstoï un peu mais Marx non, et puis je ne lis pas beaucoup de littérature allemande..."
"Je vous conseille vivement Hermann Hesse, mademoiselle."
"Il parait oui."
"Et vous alors, que me conseillerez vous en littérature française ?"
"Je n'aime pas particulièrement la littérature française, pas ce qu'il se fait de nos jours en tout cas."
"Avez-vous lu le marquis de Sade ?"
"Of course ! Justine ! C'est magnifique"
"Ma chère, je reviendrais, auf wiedersehen !"

Les allemands sont d'une délicatesse extrême, surprenante au son de leur langue.
J'ai adoré "la femme de l'allemand" by the way.


Les écrivains et les poètes n'ont jamais eu la réputation d'être des hommes heureux, prenez mon idole, Charles Baudelaire. Le plus tortueux de tous, mon favori.
C'est une catégorie de personne qui se noie dans l'alcool et les drogues, un fait connu et reconnu. Est ce un mal ? Pas de mon point de vue.
Où je veux en venir ? J'y viens.
Quel intérêt y a t-il a écrire la jouissance ? Le bonheur se vit, ne se décrit pas. Le bien être, c'est la fin de l'inspiration. Je péris, sans l'écriture nous périssons tous. A la différence que certains ne sont fait que pour être bêtement heureux, j'aime me sentir sous son emprise, elle qui me serre si fort que j'en meurs. Je fane et me régénère plus puissante que jamais, comme toujours il arrive un moment où je retombe malade. J'embrasse mon mal-être sous cette pluie acide qu'est le rêve. Je rêve à nouveau, je ne dors plus vraiment, ils me hantent et me redonnent gout à ce qui compte réellement pour moi. Elle.
Elle représente la perfection, elle est tout ce que j'ai toujours voulu être.
L'enfer c'est les autres. (j'adore Sartre)

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