lundi 19 juillet 2010

Je fais pas l'amour le matin.

C'est l'endroit parfait pour ma cure, je dois trouver en moi ce qu'il y a de pire et surtout ce qu'il y a de meilleur. Ici je fais ce que je veux quand je veux, je suis seule donc je suis libre. Et il n'y a rien que je désire plus fort que la liberté. La solitude permet l'ouverture et l'épanouissement de l'âme, la compagnie entrave l'esprit et étouffe toute forme de créativité. Je peux profiter de tout ce que la vie a à offrir, sans limites, avec excès. La chair étant le seul pêché auquel je ne réponds pas, je m'endors le crâne enfumé et d'alcool imbibée. J'écris à nouveau, je lis moins mais je dessine, mon sommeil est divin, je rêve même parfois. Je ne vois pas grand monde, quelques visages que je ne connais pas et que je ne verrais qu'une fois, et puis mon père. J'apprends le sang-froid, l'humilité et le respect, le calme pour ne pas affronter la tempête. Je suis la plus grande fan de mon père, plus tard j'ai toujours voulu être comme lui et plus tard se joue maintenant. La chute est longue, pour l'arrêter il faut finir par tout perdre, tomber, heurter un sol dur comme la réalité. Et puis se relever pour recommencer à grimper laissant du sang et des larmes derrière nous. Il faut que je réussisse à être moins émotive, que je prenne un certain recul, il devient nécessaire d'être patiente, la neutralité c'est mon objectif. Tel Bouddha sur sa montagne, Mira dans le neuf-un.

Note: Gossip Girl ça me plait beaucoup beaucoup, ce sera ma série de l'été.

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